Louis Vuitton utilise les jeux vidéo d’antan pour présenter ses nouveaux étuis

Tetris, le casse-briques ou encore Space Invaders sont des noms qui vous parlent ? Que vous ayez découvert ces jeux en dépensant votre argent de poche dans des bornes d’arcades étant enfant ou via des rééditions plus récentes sur smartphones, personne n’est passé à côté de ces monuments du jeu vidéo !

La marque de luxe française au célèbre monogramme joue avec la fibre nostalgique qui est en chacun de nous. LV base sa communication autour de ses nouveaux étuis iPhone et iPad sur ces mêmes jeux dans une vidéo en stop motion superbement réalisée ainsi qu’un espace de jeu en flash surle site de Louis Vuitton pour s’essayer à la version LV du fameux casse-briques.

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Culture RP » Usages et tendances sur la communication personnelle online en 2013

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Usages et tendances sur la communication personnelle online en 2013


24 septembre, 2013
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Lancée par la Commission E-Marketing du Syndicat National de la Communication Directe (SNCD), l’étude EMA – E-mail Marketing Attitude, menée pour la septième fois en France depuis 2006, questionne les internautes français sur leur attitude par rapport à l’email. Réalisée en 2013 par Bisnode, l’étude est issue d’une volonté commune du SNCD, de Nextedia, d’Omnicom Media Group, d’Acxiom et de Bisnode qui chaque année, à tour de rôle, réalisent l’étude EMA -Email Marketing Attitude BtoC.

« Cette septième édition de l’étude EMA – E-mail Marketing Attitude – BtoC – souligne l’importance de la communication personnelle online dans l’acte d’achat, notamment sur l’achat dans un magasin pratiqué par 20 % des internautes suite à la réception d’un email. Cette pratique « email to store », impacte les modalités de mesure de la performance des campagnes d’e-mailing. L’email est un canal maintenant banalisé et consulté en continu par 97% des internautes avec des modalités et appareils de lecture privilégiés qui varient suivant l’heure de consultation. Cette diversité des supports de consultation, notamment sur mobile et tablette utilisés par plus de 30% des internautes, rend obligatoire la nécessité de penser la structure des messages afin de les rendre lisibles sur les différents supports (e-mail responsive ou adaptatif).

Enfin, l’email est un canal numérique incontournable pour fidéliser pour deux raisons :

  • L’adresse email est pérenne : plus de 75% des internautes possèdent une adresse principale et 63% la possèdent depuis plus de 5 ans.
  • Les internautes soulignent que le canal de prédilection pour suivre l’actualité d’une marque, est l’email à 46%, devant le site web (32%), le courrier papier (10%), le mobile avec les réseaux sociaux pour 8% », explique Bruno Florence Membre du conseil d’administration du Sncd.

L’étude EMA – Email Marketing Attitude – BtoC 2013 est déclinée sur trois thèmes principaux :

  • Usages de la boite email, évolution et révolution
  • Leviers et freins à l’usage de l’email
  • Réseaux sociaux, e-commerce et construction de la fidélité : rôle de l’email dans un environnement de mobilité et d’e-mail to store.

Les 7 faits marquants en matière d’usages et tendances de la communication par l’email sont :

1/ L’email commercial toujours performant pour déclencher l’achat mais intensification de
« l’email to store » : L’email reste déclencheur d’achat : en effet 43% des internautes ont effectué un achat en ligne suite à un e-mail commercial. Près de 20% ont effectué leur achat en magasin. « L’email to store » est une tendance émergeante que les enseignes doivent apprendre à mesurer.

2/ L’email un canal d’information incontournable loin devant les réseaux sociaux et le mobile : Le canal privilégié pour se tenir au courant d’une marque reste l’email (43%) suivi de près par la consultation du site Web (32%) et le courrier papier (10%). Les réseaux sociaux et les applications (cités par 8 % des internautes) restent assez mineurs pour s’informer.

3/ Une expertise sur l’usage d’internet qui progresse grâce aux jeunes (étudiants, moins de 35 ans) : Le niveau d’expertise des internautes augmente légèrement par rapport à 2012 avec 22 % qui se déclarent experts et 13 % novices. Cela s’est traduit par 59 % des internautes qui cherchent le lien de désabonnement (+17 points par rapport à 2012) pour interrompre la communication avec la marque au détriment de la suppression des emails sans les lire (-17 points par rapport à 2012).

4/ L’adresse email reste l’information numérique de base pour s’adresser à l’internaute : 63 % des internautes ont une boite mail principale qui a plus de 5 ans d’ancienneté.

5/ Mobilité : plus d’un tiers des internautes lisent leurs emails sur mobile ou tablette : L’explosion de la consultation sur des supports smartphone et tablette se confirme. Le taux de consultation sur tablette double par rapport à 2012 avec 22 % et celui sur smartphone augmente de 6 points à 38%. La refonte de la chaîne de transformation de l’email (responsive) au site web ou à l’application mobile est plus que jamais à l’ordre du jour.

6/ Viralité : explosion du partage de l’email sur les réseaux sociaux : Le partage de messages jugés intéressants sur les réseaux sociaux a doublé en un an (de 9,7% à 18,4%) et augmenté de 6 points par rapport à 2012 (33% utilisent le transfert par email). A l’inverse, l’usage de conserver l’email chute de 26 points. Il semblerait que les internautes privilégient l’instantanéité plus que le long terme dans la gestion de leurs emails commerciaux.

7/ A chaque créneau horaire son outil de consultation des e-mails personnels

 

Une tendance de plus en plus installée grâce à la multiplication des supports. Les tablettes numériques et les tv connectées/consoles de jeux sont plus utilisées en soirée que les smartphones ou ordinateurs, plus prisés aux horaires de bureau.

Méthodologie de l’étude
L’enquête Email Marketing Attitude réalisée en juin 2013 par Bisnode est constituée de 42 questions réparties en 7 groupes. L’échantillon basé sur 1 181 répondants, a été redressé grâce à la méthode des quotas, de façon à être représentatif des internautes français selon 3 critères : âge, sexe et CSP. Le redressement selon la région n’a pas été nécessaire. Il a été administré entre le 21 juin et le 4 juillet 2013.

 

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« Parler moins de digital et plus de marketing »

Marketing Magazine N°161 – 26/09/2012 – Damien Grosset

Si le digital est le nouvel eldorado des marques, l’enjeu de l’innovation marketing est ailleurs. Pour Nicolas Gondeau, arrivé en novembre dernier aux commandes de l’agence indépendante Uniteam, le digital doit être un moyen et non une fin pour les annonceurs.

Marketing Magazine. Vous commencez souvent vos cours à Sciences Politiques par la formule «Digital is dead». Que voulez-vous dire exactement?

Nicolas Gondeau: Le digital est une notion qui s’applique à définir la nature des supports que la marque utilise dans le cadre de sa stratégie de communication.

Ce terme n’est pas légitime quand il s’agit de parler de stratégie. La «stratégie digitale» n’a aucun sens. Il s’agit avant tout d’une stratégie! D’ailleurs, les consommateurs ne raisonnent absolument pas comme ça. La «digitalisation» du monde a fait évoluer la définition même de consommateur. Lorsque l’on consomme un média, on ne se demande pas si on est en off line ou en on line, on est simplement à la recherche d’une expérience. A ce titre, le simple consommateur devient désormais un utilisateur.

Aujourd’hui, le monde est digital et le marketing est interactif, nous n’avons donc plus besoin de dire qu’une stratégie se veut digitale. C’est aussi l’enjeu le plus important actuellement: comment passer de la «big idea», le message qui vit sur des supports classiques et froids, dans une logique top down, à la «long idea», qui doit être capable de vivre sur des supports interactifs? Pour autant, le digital n’est-il pas le nouvel eldorado des marques?

Bien sûr que si. Mais cet eldorado peut vite se transformer en cauchemar. La question n’est pas de déterminer si les marques doivent être présentes dans les écosystèmes digitaux, mais plutôt de savoir comment elles doivent s’y installer.

Cette fameuse notion d’«earned media» qui englobe les retombées générées gratuitement par une marque (retombées éditoriales, commentaires, bouche-à-oreille, etc.) démontre bien qu’avec une bonne idée, une «long idea», une marque peut toucher des milliers de contacts sans avoir recours à de l’investissement médias. On va donc naturellement basculer vers ce que j’appelle la valeur de l’idée, au détriment de la valeur de l’investissement médias. C’est pour cela qu’autant d’agences médias cherchent à mettre en place des agences créatives.

Quand vous parlez de potentiel créatif dans le digital, vous évoquez en réalité l’innovation marketing. Est-ce la clé de la réussite?

Le constat est qu’aujourd’hui, les marques les plus performantes sont celles qui ont été ou sont devenues les plus innovantes (Nike, Apple, Ikea, Starbucks, E.Leclerc, Yves Rocher, Cdiscount etc.).

Mais avant tout, l’innovation c’est quoi? Quand nous allons sur le terrain de la communication, les trois ingrédients de l’innovation cités majoritairement par les consommateurs sont: l’utilité, la proximité et l’interactivité. Si nous considérons que les points de contacts se digitalisent de façon exponentielle – en 2014, il y aura plus de connexion à Internet via mobile que via les ordinateurs – alors oui, forcément, l’innovation marketing étant portée par l’usage et l’interactivité, le digital sera fortement présent.

La véritable opportunité, c’est de considérer que le digital n’est qu’un moyen au service d’une stratégie marketing. Que le digital est une formidable opportunité d’innovation marketing indispensable à une marque qui souhaite assurer sa pérennité. L’enjeu n’est pas le digital mais l’utilisateur. L’innovation marketing, c’est avant tout du marketing imaginé pour les utilisateurs. Cela a donc à voir plus avec la psychologie qu’avec la technologie…

Il n’en reste pas moins que beaucoup d’agences traditionnelles se digitalisent. Y parviennent-elles vraiment et font-elles preuve d’innovation?

Tout le monde avance à un rythme différent. Ceux qui donne le «la», ce sont les clients, leurs besoins et leurs ambitions. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais il y a encore trop peu d’alchimie entre les agences et les annonceurs. Il suffit de voir le dernier palmarès à Cannes pour s’apercevoir que la France est à la traîne et que les plus belles stratégies et les plus beaux dispositifs sont portés par des pays étrangers, plus matures et plus innovants. A chaque fois, le point de départ est une idée forte, qui peut être mise en pratique sur des points de contacts digitalisés.